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Incendie à la Cité radieuse à Marseille: les foyers éteints, de nombreux appartements touchés
10/02 | 07h07 GMT
MARSEILLE (AFP) - L'incendie qui s'est déclaré jeudi après-midi dans la célèbre Cité radieuse à Marseille, créée par Le Corbusier, était en passe d'être déclaré éteint vendredi matin, après avoir détruit ou endommagé de nombreux appartements et conduit à l'évacuation par précaution des
MARSEILLE (AFP) - L'incendie qui s'est déclaré jeudi après-midi dans la célèbre Cité radieuse à Marseille, créée par Le Corbusier, était en passe d'être déclaré éteint vendredi matin, après avoir détruit ou endommagé de nombreux appartements et conduit à l'évacuation par précaution des
"L'ensemble des foyers ont été éteints. On procède aux dernières reconnaissances à l'aide de caméras thermiques avant de prononcer le feu officiellement éteint", a précisé une porte-parole des marins-pompiers à 6h30.
Le feu, qui s'était déclenché jeudi après-midi et dont l'origine n'était pas connue dans l'immédiat, avait repris de la vigueur en soirée, conduisant les marins-pompiers à faire évacuer l'immense bâtiment de béton et ses 334 appartements. Après 22h00, le feu "virulent" avait nécessité le déploiement de plus de 200 hommes et 40 véhicules. Depuis minuit, le feu était "circonscrit, mais pas éteint".
Dans l'après-midi, cinq personnes avaient été hospitalisées: deux femmes de 90 et 69 ans légèrement intoxiquées, une femme enceinte de 8 mois et son fils par précaution, et une femme de 91 ans, dans un état grave après avoir chuté en sortant dans des circonstances indépendantes du sinistre. Deux marins-pompiers ont été légèrement blessés, l'un à l'épaule, l'autre à la cheville.
Le feu est parti d'un duplex du premier étage, et s'est propagé à l'appartement de l'étage supérieur, du fait "du fort potentiel calorifique présent (plancher, murs et mobilier de bois)", ont expliqué les marins-pompiers. "Le problème ce sont les gaz issus de matières combustibles qui ne brûlent pas, et qui se propagent" dans les gaines, a indiqué sur place José Allegrini, adjoint au maire en charge de la sécurité. "Quand ils saturent un espace, ils s'enflamment".
En fin d'après-midi, trois appartements avaient été détruits et l'incendie était "en cours d'extinction". Mais peu après 21h00, une reprise s'est produite, gagnant les étages et portant à onze le nombre de logements détruits par le feu et à une vingtaine voire une trentaine le nombre de ceux endommagés par les fumées, selon le commandant des opérations, le capitaine de frégate Guy Velu.
Vendredi au petit matin, le bilan était de "12 volumes, huit appartements et quatre chambres de l'hôtel intégré dans la Cité (...) directement touchés par le feu et beaucoup plus, mais le chiffrage n'est pas encore fait (...), endommagés par les fumées ou l'action menée" pour éteindre l'incendie, selon une porte-parole des marins-pompiers.
Au coeur de la nuit, les pompiers se sont efforcés de noyer l'ensemble des gaines avec de la mousse, à partir de trouées au 7e étage. Des équipes étaient disposées dans les logements mitoyens de ceux sinistrés, tandis que d'autres arrosaient les cloisons et que chaque étage était inondé de 5 à 10 cm d'eau.
Dans le même temps, les secours frappaient à chaque porte pour la 3e fois, devant la réticence de certains à évacuer. Des bus chauffés avaient été amenés pour accueillir les résidents. Au total seules une douzaine de personnes ont demandé à être hébergées à l'hôtel, les autres ayant trouvé à se reloger le temps de l'évacuation. Beaucoup étaient aussi partis avant l'évacuation, l'électricité ayant été coupée dans l'après-midi. "C'est beaucoup de tristesse", commentait un homme âgé, résident depuis 20 ans, regardant l'épaisse fumée noire sortir d'un balcon.
Inspirée des paquebots chers à l'architecte Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier, la Cité radieuse abrite quelque 1.500 personnes.
Située dans le sud de la ville, elle se présente comme un "village vertical" (neuf étages, 56 m de haut), avec commerces, hôtel, équipements collectifs (école maternelle, gymnase). Surnommée la "cité du fada", symbole de l'architecture moderne des années 50, cette cathédrale de béton brut de 50.000 tonnes montée sur 17 portiques a été classée monument historique en 1995.
Elle avait déjà connu un incendie en septembre 2004, qui avait détruit au matin un appartement et endommagé un second, sans faire de victime.
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Syrie: le sixième jour de bombardements sur Homs fait plus de 80 morts
10/02 | 07h53 GMT
DAMAS (AFP) - Plus de 80 personnes ont péri jeudi en Syrie, dont une majorité de civils tués par les forces du régime dans la ville de Homs, haut lieu de la contestation dans le centre du pays, le président américain Barack Obama dénonçant un "bain de sang atroce".
DAMAS (AFP) - Plus de 80 personnes ont péri jeudi en Syrie, dont une majorité de civils tués par les forces du régime dans la ville de Homs, haut lieu de la contestation dans le centre du pays, le président américain Barack Obama dénonçant un "bain de sang atroce".
"Cinquante-trois civils ont été tués dans de violents bombardements sur Homs, dont 35 dans le quartier de Baba Amr, et onze (...) dans le pilonnage de leurs maisons dans le quartier d'Inchaat", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les troupes syriennes ont pilonné Homs avec acharnement jeudi, au 6e jour d'un assaut destiné à faire plier cette ville rebelle. Entre samedi et mercredi soir, plus de 400 civils y ont été tués, selon le chef de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.
"Les roquettes pleuvent sans arrêt sur Baba Amr", un quartier de Homs, a indiqué un militant sur place, Omar Chaker.
"Certains immeubles sont totalement détruits. Homs est une ville (...) fantôme", affirme Jad al-Homsi, un autre militant, qui estime que les armes des membres de l'Armée syrienne libre (ASL, déserteurs) "ne font pas le poids face aux roquettes du régime", dit-il.
Selon le militant Omar Chaker, de Baba Amr, joint sur Skype, "des corps carbonisés se trouvent dans des maisons visées par les bombardements. Les habitants se réfugient dans les étages inférieurs en l'absence d'abris".
Amnesty international a dit craindre "une crise humanitaire majeure" à Homs où les communications téléphoniques et l'électricité sont coupées, les infrastructures détruites, les médicaments et la nourriture se font rares selon les militants.
Outre Homs, les troupes mènent des opérations contre d'autres foyers de la contestation, comme à Deir Ezzor (est), Zabadani et Madaya, à 40 km au nord de Damas, Idleb (nord-ouest), et des villes de la province de Deraa (sud).
Ainsi, dix civils ont péri à Zabadani, quatre à Idleb, un à Deraa et sept à Khaldiyé, près de Damas.
Par ailleurs, sept membres des forces de sécurité ont été tués et douze blessés dans une embuscade tendue par des déserteurs sur la route reliant Deraa à Damas, selon l'OSDH.
Comme chaque semaine depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad à la mi-mars 2011, les militants pro-démocratie ont appelé les Syriens à manifester en masse vendredi.
Cette fois-ci, ils entendent dénoncer l'appui de la Russie au régime et son veto à un projet de résolution du conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression.
"La Russie tue nos enfants. Ses avions, ses chars et son veto aussi tuent nos enfants", ont-ils écrit sur la page Facebook "Syrian Revolution 2011".
Le Conseil national syrien (CNS), principale formation de l'opposition, a estimé que la Russie avait "besoin de recouvrer sa crédibilité auprès du peuple syrien en usant de son influence sur le régime" pour faire cesser immédiatement les tueries et négocier le départ du président Assad.
Le CNS a tenu jeudi des réunions au Qatar sous la présidence de Burhan Ghalioun pour débattre des développements politiques "avant deux réunions importantes, celle du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et celle de la Ligue arabe", prévues dimanche au Caire, a précisé l'un de ses membres.
Le pouvoir, qui se refuse à reconnaître l'ampleur du mouvement de contestation, a confirmé une opération à Homs mais affirmé que ses forces y pourchassaient les "groupes terroristes" qu'il accuse d'être à l'origine des violences contre les civils.
Le président américain Barack Obama a dénoncé le "bain de sang atroce" qui est selon lui en cours en Syrie, à l'occasion d'une rencontre à la Maison Blanche avec le Premier ministre italien Mario Monti.
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, qui a de nouveau demandé au président Assad de quitter "immédiatement" le pouvoir, a indiqué par ailleurs que son pays n'avait pas l'intention de fournir d'armes à l'opposition syrienne.
La Russie doit "reconnaître la réalité de la situation sur le terrain" en Syrie, a dit jeudi à Mexico Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'Union européenne.
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a dénoncé jeudi le "massacre quotidien" en Syrie.
La communauté internationale ne peut pas se permettre de regarder le "massacre" qui se déroule en Syrie sans agir, a estimé jeudi Ahmet Davutoglu, chef de la diplomatie turque, lors d'une visite à Washington, où il compte évoquer l'idée d'une conférence internationale.
Selon des analystes, le blocage diplomatique après les veto russe et chinois à l'ONU ouvre la porte à la militarisation du mouvement de contestation, des voix appelant à l'intérieur comme à l'étranger à armer l'opposition.
La France a approuvé de son côté le retour d'observateurs arabes en Syrie "à condition que ces derniers puissent exercer librement et entièrement leur mandat".
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon avait annoncé mercredi que le Conseil de sécurité examinerait bientôt une demande de la Ligue arabe suggérant une "mission conjointe en Syrie, avec un émissaire spécial commun", après la décision selon lui de l'organisation arabe de renvoyer ses observateurs dans ce pays.
Malgré l'indignation provoquée par son veto, la Russie, un allié du régime Assad, continue à opter pour la non ingérence en Syrie, après avoir envoyé son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov rencontrer mardi à Damas M. Assad qui a pourtant promis à son interlocuteur de "faire cesser" l'effusion de sang.
"Notre tâche, c'est de les aider (les Syriens) sans aucune forme d'ingérence", a expliqué le Premier ministre Vladimir Poutine, dont le pays refuse d'évoquer un départ de M. Assad en estimant que son sort devait être réglé par "les Syriens eux-mêmes".
Face au blocage à l'ONU, plusieurs pays ont pris des mesures unilatérales pour accentuer l'isolement du régime Assad visé déjà par des sanctions: Washington a fermé son ambassade, des pays européens ont rappelé leurs ambassadeurs et les monarchies du Golfe ont décidé d'expulser les ambassadeurs syriens.
La Libye, qui était parmi les premiers pays à avoir reconnu le CNS, a donné aux diplomates syriens 72 heures pour quitter le pays, a indiqué jeudi l'agence officielle Lana.
Les Etats-Unis ont annoncé une prochaine réunion d'un groupe de pays "amis du peuple syrien".
Monde
Syrie: le sixième jour de bombardements sur Homs fait plus de 80 ...Incendie à la Cité radieuse à Marseille: les foyers éteints, de nombreux appartements touchés
10/02 | 07h07 GMT
MARSEILLE (AFP) - L'incendie qui s'est déclaré jeudi après-midi dans la célèbre Cité radieuse à Marseille, créée par Le Corbusier, était en passe d'être déclaré éteint vendredi matin, après avoir détruit ou endommagé de nombreux appartements et conduit à l'évacuation par précaution des
MARSEILLE (AFP) - L'incendie qui s'est déclaré jeudi après-midi dans la célèbre Cité radieuse à Marseille, créée par Le Corbusier, était en passe d'être déclaré éteint vendredi matin, après avoir détruit ou endommagé de nombreux appartements et conduit à l'évacuation par précaution des
"L'ensemble des foyers ont été éteints. On procède aux dernières reconnaissances à l'aide de caméras thermiques avant de prononcer le feu officiellement éteint", a précisé une porte-parole des marins-pompiers à 6h30.
Le feu, qui s'était déclenché jeudi après-midi et dont l'origine n'était pas connue dans l'immédiat, avait repris de la vigueur en soirée, conduisant les marins-pompiers à faire évacuer l'immense bâtiment de béton et ses 334 appartements. Après 22h00, le feu "virulent" avait nécessité le déploiement de plus de 200 hommes et 40 véhicules. Depuis minuit, le feu était "circonscrit, mais pas éteint".
Dans l'après-midi, cinq personnes avaient été hospitalisées: deux femmes de 90 et 69 ans légèrement intoxiquées, une femme enceinte de 8 mois et son fils par précaution, et une femme de 91 ans, dans un état grave après avoir chuté en sortant dans des circonstances indépendantes du sinistre. Deux marins-pompiers ont été légèrement blessés, l'un à l'épaule, l'autre à la cheville.
Le feu est parti d'un duplex du premier étage, et s'est propagé à l'appartement de l'étage supérieur, du fait "du fort potentiel calorifique présent (plancher, murs et mobilier de bois)", ont expliqué les marins-pompiers. "Le problème ce sont les gaz issus de matières combustibles qui ne brûlent pas, et qui se propagent" dans les gaines, a indiqué sur place José Allegrini, adjoint au maire en charge de la sécurité. "Quand ils saturent un espace, ils s'enflamment".
En fin d'après-midi, trois appartements avaient été détruits et l'incendie était "en cours d'extinction". Mais peu après 21h00, une reprise s'est produite, gagnant les étages et portant à onze le nombre de logements détruits par le feu et à une vingtaine voire une trentaine le nombre de ceux endommagés par les fumées, selon le commandant des opérations, le capitaine de frégate Guy Velu.
Vendredi au petit matin, le bilan était de "12 volumes, huit appartements et quatre chambres de l'hôtel intégré dans la Cité (...) directement touchés par le feu et beaucoup plus, mais le chiffrage n'est pas encore fait (...), endommagés par les fumées ou l'action menée" pour éteindre l'incendie, selon une porte-parole des marins-pompiers.
Au coeur de la nuit, les pompiers se sont efforcés de noyer l'ensemble des gaines avec de la mousse, à partir de trouées au 7e étage. Des équipes étaient disposées dans les logements mitoyens de ceux sinistrés, tandis que d'autres arrosaient les cloisons et que chaque étage était inondé de 5 à 10 cm d'eau.
Dans le même temps, les secours frappaient à chaque porte pour la 3e fois, devant la réticence de certains à évacuer. Des bus chauffés avaient été amenés pour accueillir les résidents. Au total seules une douzaine de personnes ont demandé à être hébergées à l'hôtel, les autres ayant trouvé à se reloger le temps de l'évacuation. Beaucoup étaient aussi partis avant l'évacuation, l'électricité ayant été coupée dans l'après-midi. "C'est beaucoup de tristesse", commentait un homme âgé, résident depuis 20 ans, regardant l'épaisse fumée noire sortir d'un balcon.
Inspirée des paquebots chers à l'architecte Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier, la Cité radieuse abrite quelque 1.500 personnes.
Située dans le sud de la ville, elle se présente comme un "village vertical" (neuf étages, 56 m de haut), avec commerces, hôtel, équipements collectifs (école maternelle, gymnase). Surnommée la "cité du fada", symbole de l'architecture moderne des années 50, cette cathédrale de béton brut de 50.000 tonnes montée sur 17 portiques a été classée monument historique en 1995.
Elle avait déjà connu un incendie en septembre 2004, qui avait détruit au matin un appartement et endommagé un second, sans faire de victime.
France
Incendie à la Cité radieuse à Marseille: les foyers éteints, de nombreux appartements ...Grèce: la zone euro pose un ultimatum avant toute nouvelle aide financière
10/02 | 07h30 GMT
BRUXELLES (AFP) - La zone euro a décidé jeudi de reporter son feu vert à une nouvelle aide cruciale à la Grèce en lui donnant moins d'une semaine pour remplir plusieurs conditions, dont de nouvelles économies budgétaires à trouver, a annoncé le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
BRUXELLES (AFP) - La zone euro a décidé jeudi de reporter son feu vert à une nouvelle aide cruciale à la Grèce en lui donnant moins d'une semaine pour remplir plusieurs conditions, dont de nouvelles économies budgétaires à trouver, a annoncé le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.
"En dépit des progrès importants réalisés ces derniers jours, nous n'avons pas eu tous les éléments nécessaires sur la table pour prendre des décisions" dans l'immédiat, a dit M. Juncker à l'issue d'une réunion de ce forum des ministres des Finances de l'Union monétaire à Bruxelles.
Une nouvelle réunion de l'Eurogroupe, le forum des ministres des Finances de l'Union monétaire, est prévue mercredi prochain pour approuver l'aide à la Grèce, sous réserve que les conditions posées soient remplies.
M. Juncker en a fixé trois. En premier lieu, le parlement grec va devoir d'abord approuver dimanche le plan de rigueur sur lequel les partis politiques grecs et les représentants des créanciers publics de la Grèce, réunis au sein de la "troïka" (UE-BCE-FMI), se sont mis d'accord sur le principe dans la journée.
En outre, "des économies supplémentaires à hauteur de 325 millions d'euros" vont devoir être trouvées par le gouvernement grec dans le budget 2012 du pays, et ce "d'ici mercredi", a dit M. Juncker.
Enfin, la zone euro exige que les partis de la coalition au pouvoir à Athènes apportent de "fortes garanties politiques" sur leur soutien au plan de rigueur, a-t-il précisé. "Nous voulons des engagements réels" sur les réformes qui sont menées, a souligné M. Juncker, alors que la patience des pays de la zone euro est à bout.
Ils accusent le gouvernement grec de ne pas remplir toutes les promesses d'économies budgétaires et de réformes promises en échange des prêts internationaux. Le président de l'Eurogroupe a reconnu qu'il y avait eu "des échanges vifs" lors de la réunion des ministres de la zone euro de jeudi, sans donner plus de détails.
Le report survient alors que dans la journée les partis grecs de la coalition au pouvoir avaient pourtant trouvé in extremis un accord sur un nouveau plan de rigueur exigé par les créanciers étrangers du pays (FMI et Européens).
La Grèce négocie depuis des semaines sur deux plans en parallèle. Elle espère un nouveau programme de prêts européens de 130 milliards d'euros et cherche à obtenir de ses banques créancières une réduction de sa dette à hauteur de 100 milliards d'euros. Ce plan de soutien est essentiel si la Grèce veut espérer éviter un défaut de paiement le 20 mars, date à laquelle pays doit rembourser des emprunts en cours très importants.
Le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, a indiqué que "le temps commence à manquer" pour parvenir à un accord global mais que "nous sommes encore dans les temps".
Il a aussi indiqué que la proposition franco-allemande de créer, dans le cadre du nouveau programme d'aide, un compte bloqué spécial pour s'assurer du remboursement de la dette grecque, était sérieusement envisagée. L'idée est "étudiée par la Commission" qui la considère comme "une possibilité envisageable", ainsi que par les experts de la zone euro, a-t-il dit.
M. Rehn a aussi annoncé la présentation la semaine prochaine de "propositions détaillées" pour renforcer les "mécanismes de surveillance" européens en Grèce des réformes promises, au risque de renforcer le mécontentement de l'opinion dans le pays face à ce qui est perçu par beaucoup comme une tutelle extérieure.
Economie/Finances
Grèce: la zone euro pose un ultimatum avant toute nouvelle aide ...Un peu plus candidat, Sarkozy opère un virage droitier pour se démarquer de son concurrent PS
09/02 | 23h46 GMT
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy fait un pas de plus vers sa candidature, dans le Figaro Magazine, en se démarquant nettement des socialistes avec des propositions et un virage droitier qui font déjà polémique:
PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy fait un pas de plus vers sa candidature, dans le Figaro Magazine, en se démarquant nettement des socialistes avec des propositions et un virage droitier qui font déjà polémique:
Depuis plusieurs semaines, le président le répète: "il faut des idées nouvelles" et "il y aura des surprises". "La campagne se jouera sur trois ou quatre idées fortes, ça rend le choix de ces idées plus difficiles", confiait-il récemment à des journalistes.
Il n'est certes toujours pas officiellement candidat - mais le rendez-vous "approche", répéte-t-il à l'hebdomadaire à paraître samedi. "Ce ne sont pas des cachotteries, ni une forme de secret déplacé", affirme M. Sarkozy, en invoquant "les devoirs de sa charge".
Selon l'un de ses proches toutefois, il pourrait se déclarer le 16 février.
Quoi qu'il en soit, cela ne l'empêche pas de présenter longuement les grandes lignes de sa future campagne.
Certaines des propositions sont totalement nouvelles, d'autres ont été maintes fois déclinées par lui.
Parmi les nouveautés figure le projet deux référendums: l'un sur l'indemnisation des chômeurs, en cas d'échec de discussions entre acteurs sociaux sur ce sujet. L'emploi est depuis la crise l'une de ses préoccupations majeures, qu'il n'a pas réussie à surmonter puisque le nombre de demandeurs d'emploi atteint un record jamais égalé depuis douze ans.
Les chômeurs le restant "longtemps" et "notre système d'indemnisation du chômage (fonctionnant) mal", il faut, dit-il, "engager un changement profond de notre organisation, une forme de révolution".
L'autre référendum concerne le droit des étrangers, confié à la justice administrative, qui deviendrait ainsi "seule compétente en matière d'immigration". Une demande souvent formulée par l'un de ses proches, le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert.
Ce choix des référendums peut surprendre. Recourir à ce type de scrutin est toujours une question délicate dans un pays où les électeurs ont la réputation de donner leur avis davantage sur l'auteur de la question que sur la question elle-même. De Gaulle en 1969 et Jacques Chirac en 2005 l'avaient appris à leurs dépens.
Politologues et opposants l'interprètent comme une tentative de ratisser le plus à droite possible, alors qu'à 70 jours environ du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy est donné perdant par tous les sondages face à son concurrent socialiste François Hollande.
Le Front national a d'ailleurs immédiatement réagi en l'accusant M. Sarkozy de reprendre des idées de Marine Le Pen.
"Le prochain référendumn, c'est l'élection présidentielle", lui a rétorqué M. Hollande.
Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, le président est "champion quand il s'agit de brandir le glaive face aux plus vulnérables". Il s'agit d'"une manipulation grossière d'un président à l'agonie", a dénoncé le Front de gauche du candidat Jean-Luc Mélenchon. Sévérité partagée par François Bayrou, candidat du MoDem, qui juge l'idée de référendum sur les chômeurs de "pernicieuse".
Le président Sarkozy radicalise également ses positions sur les conjoints étrangers dont il veut durcir l'obtention du titre de séjour, le conditionnant à des critères de "logement" et de "ressources", comme pour le regroupement familial. Selon un proche du président, son entourage n'était pas unanime sur cette question, la ligne la plus dure l'ayant finalement emporté.
Avec la volonté de se différencier nettement du programme du candidat PS, M. Sarkozy s'est également prononcé contre le mariage des couples homosexuels et contre l'adoption par des couples de même sexe. Ce qui n'est pas nouveau de sa part.
Il redit son opposition à l'euthanasie légale, également au programme de M. Hollande, qui risquerait "de nous entraîner vers des débordements dangereux".
Alors que le candidat PS vient de proposer une "réforme globale" au monde éducatif, Nicolas Sarkozy plaide de nouveau pour une forte augmentation de la présence d'adultes dans l'école. En échange, les enseignants verraient leur fonction valorisée, ce qui figurait déjà dans ses promesses de campagne de 2007.
Outre ces propositions, M. Sarkozy réfléchirait également à d'autres points, plus en rapport avec les "valeurs", selon des proches. Au Fig-Mag, il a confié se reconnaître "plus que jamais dans le triptyque +Travail, responsabilité, autorité+", des "valeurs qui permettent de construire un projet personnel et collectif".
Politique
Un peu plus candidat, Sarkozy opère un virage droitier pour se démarquer de son concurrent ...Un journaliste saoudien auteur d'un tweet jugé blasphématoire arrêté en Malaisie
10/02 | 07h58 GMT
KUALA LUMPUR (AFP) - Un jeune journaliste saoudien, qui a fui son pays après avoir reçu des menaces de mort pour des propos jugés blasphématoires sur Twitter, a été arrêté en Malaisie.
KUALA LUMPUR (AFP) - Un jeune journaliste saoudien, qui a fui son pays après avoir reçu des menaces de mort pour des propos jugés blasphématoires sur Twitter, a été arrêté en Malaisie.
Hamza Kashgari a été placé en détention jeudi, à sa descente de l'avion à l'aéroport international de Kuala Lumpur, a indiqué le porte-parole de la police Ramli Yoosuf. L'interpellation fait suite à un mandat d'arrêt émis par Interpol à la demande des autorités saoudiennes, a-t-il expliqué sans plus de précision.
L'agence officielle malaisienne Bernama a indiqué que M. Kashgari était accusé d'avoir "offensé l'islam et le prophète".
Hamza Kashgari, qui travaille pour un quotidien local de Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, avait publié la semaine dernière sur Twitter un message adressé au prophète Mahomet au jour anniversaire de sa naissance.
"Au jour de ton anniversaire, je ne m'inclinerai pas devant toi (...) j'ai aimé certaines choses en toi mais j'en ai abhorré d'autres, et je n'ai pas compris beaucoup de choses à ton sujet", a affirmé ce jeune homme dans son tweet.
Le ministre saoudien de l'Information, Abdel Aziz Khoja, a immédiatement réagi en annonçant sur Twitter la décision d'interdire au jeune homme de travailler pour tout média dans le royaume.
Les propos du jeune homme ont provoqué une levée de boucliers sans précédent sur la Toile tandis que le comité saoudien des fatwas (édits religieux) a affirmé que le tweet constituait "une apostasie", un crime passible de la peine de mort dans le pays ultraconservateur.
La Malaisie, pays majoritairement musulman mais réputé modéré, ne possède pas de traité d'extradition avec l'Arabie saoudite mais d'autres accords bilatéraux pourraient permettre le transfèrement du jeune homme, a précisé à l'AFP un responsable du ministère malaisien de l'Intérieur.
Kuala Lumpur entretient des relations étroites avec Ryad.
High Tech
Un journaliste saoudien auteur d'un tweet jugé blasphématoire arrêté en ...Canada: l'Église catholique demande une prière pour une équipe de hockey
09/02 | 22h50 GMT
MONTREAL (AFP) - Le hockey est souvent considéré comme la première religion du Canada et l'Eglise catholique de Montréal a décidé de s'allier avec le sport national en lançant jeudi une publicité en vue de sa prochaine campagne de financement.
MONTREAL (AFP) - Le hockey est souvent considéré comme la première religion du Canada et l'Eglise catholique de Montréal a décidé de s'allier avec le sport national en lançant jeudi une publicité en vue de sa prochaine campagne de financement.
L'archidiocèse a publié dans deux journaux, La Presse et Le Journal de Montréal, des encarts publicitaires demandant aux fidèles de prier pour l'équipe locale, les Canadiens, qui risque de ne pas se qualifier pour les séries éliminatoires du championnat nord-américain de hockey (LNH).
Dessinée par l'agence BOS, la publicité représente tout simplement le classement actuel des équipes en lice, mais, à la huitième place, le nom des Canadiens est remplacé par le mot "Prions" en caractères gras, à côté du logo de l'Eglise catholique de Montréal.
Aux deux-tiers de la saison, les Canadiens de Montréal occupaient le 14e rang sur 15 dans la Conférence Est du championnat, loin du huitième rang qui assure une participation aux séries de fin de saison.
"En vue de préparer notre prochaine collecte annuelle, cette publicité fait un clin d'oeil évident à l'actualité sportive, plus particulièrement à la situation précaire des Canadiens de Montréal pour l'obtention d'une place en séries éliminatoires de la LNH", explique l'archidiocèse sur son site internet.
"C'est une façon originale de manifester la présence de l'Église dans la société. L'Église est une institution vivante, près des gens.. et qui a le sens de l'humour!", ajoute-t-il.
Le vice-président création de l'agence BOS, Hugo Léger, a déclaré à la télévision TVA que sa publicité, approuvée par le cardinal-archevêque Jean-Claude Turcotte, était aussi "une invitation à la prière" faite d'une manière détournée et une occasion de mettre en valeur "le lien entre les deux religions" québécoises.
L'équipe des Canadiens est d'ailleurs habituellement surnommée "la Sainte-Flanelle".



