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Syrie: premiers attentats à la voiture piégée à Alep, 72 morts dans le pays
10/02 | 21h53 GMT

©Sana/AFP
Deux attentats à la voiture piégée ont secoué vendredi Alep, la deuxième ville de Syrie, au moment où les chars de l'armée pénétraient dans la région rebelle de Homs dévastée par une semaine de bombardements intensifs, des violences qui ont fait 72 morts dans tout le pays.

©Sana/AFP
Photo de l'agence officielle Sana montrant le lieu de l'explosion d'une voiture piégée à Alep, le 10 février 2012
DAMAS (AFP) - Deux attentats à la voiture piégée ont secoué vendredi Alep, la deuxième ville de Syrie, au moment où les chars de l'armée pénétraient dans la région rebelle de Homs dévastée par une semaine de bombardements intensifs, des violences qui ont fait 72 morts dans tout le pays. Evènement
Selon les autorités, les attentats d'Alep (nord) ont fait 28 morts et 235 blessés.
Et selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 44 autres personnes ont été tuées dans la journée: 28 civils sous les tirs des forces de sécurité, essentiellement à Homs (centre) et à Alep, ainsi que neuf soldats de l'armée régulière et sept déserteurs dans des affrontements à travers le pays.

©AFP
Carte du centre de Homs, toujours sous les bombardements gouvernementaux, et de la Syrie en proie aux violences
Les attentats d'Alep sont survenus au moment où des protestataires se rassemblaient dans plusieurs villes syriennes pour dénoncer le veto russe il y a près d'une semaine à une résolution de l'ONU condamnant la répression qui a fait selon les militants plus de 6.000 morts en près de 11 mois.
Des manifestations ont eu lieu à Hama (centre), Idleb (nord-ouest), Damas et même dans certains quartiers de Homs, a déclaré à l'AFP le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, basé au Royaume-Uni.
Mais les défilés ont un peu baissé d'intensité "en raison du déploiement en masse" des troupes et des forces de sécurité pour empêcher les manifestations, a-t-il souligné.
Occidentaux
et
Russes
sont engagés dans un bras de fer sur la Syrie, les premiers dénonçant les "massacres" du régime et les seconds persistant à soutenir Damas.

©Sana/AFP
Photo de l'agence officielle Sana montrant un bâtiment détruit par un attentat à Alep, le 10 février 2012
A Alep, poumon économique du pays relativement épargnée par la contestation, deux attentats à la voiture piégée ont visé le siège des renseignements militaires et le QG des forces de l'ordre.
La télévision officielle a montré le cratère et les dégâts provoqués par l'explosion ainsi que des secouristes récupérant des restes humains sous les décombres. "C'est ça la liberté qu'ils revendiquent", criait l'un d'eux en brandissant un bras en lambeaux, en référence aux opposants.
Le pouvoir syrien a imputé ces deux attentats, les premiers du genre à frapper Alep, à des "gangs terroristes" qu'il accuse d'être derrière les violences depuis le début mi-mars 2011 de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad.
Dans un courrier adressé à l'ONU et à la Ligue arabe, le ministère syrien des Affaires étrangères a également accusé "des pays arabes et occidentaux", sans les nommer, d'avoir soutenu les auteurs du double attentat.

©YouTube/AFP
Image tirée le 10 février 2012 d'une vidéo YouTube, non vérifiée de source indépendante, montrant des chars à l'assaut de la ville de Homs, en Syrie
Mais l'opposition a pointé le régime du doigt: "Le régime criminel tue nos enfants à Homs et mène des attaques à Alep pour détourner l'attention de ce qu'il fait à Homs", a insisté le colonel Maher Nouaïmi, porte-parole de l'Armée syrienne libre (ASL), qui rassemble des milliers de soldats déserteurs).
En décembre et en janvier, des attentats suicide avaient touché Damas, faisant quelque 70 morts. Là aussi, le régime et l'opposition s'étaient mutuellement accusés.
A Homs, surnommée la "capitale de la révolution", des chars ont pris d'assaut le quartier Inchaat, que les soldats ratissaient maison par maison. Le bilan de vendredi s'élève encore à 11 tués, ainsi que cinq blessés des jours précédents ayant succombé, selon l'OSDH.

©AFP / Faisal al-Tamimi
Manifestation à Doha le 8 février 2012, contre la répression du régime de Bachar al-Assad en Syrie
Selon les militants, plus de 450 personnes ont péri à Homs depuis le début de l'offensive le 4 février.
S'exprimant sur Radio Vatican, le nonce (ambassadeur du Saint-Siège) en Syrie, Mgr Mario Zenari, a estimé que les chrétiens, qui représentent 7,5% des 20 millions de Syriens, pourraient jouer un rôle de "pont" entre les protagonistes du conflit, car ils ont jusqu'à présent été "respectés".
Selon des sources diplomatiques, les pays de la Ligue arabe qui se retrouvent dimanche au Caire pourraient prendre des décisions importantes sur la Syrie, avec la création d'un groupe des "Amis de la Syrie" et la désignation d'un envoyé spécial dans le pays.
Des membres du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, ont aussi assuré que certains pays du Golfe étaient prêts à reconnaître le CNS comme autorité légitime en Syrie. La Libye est le seul pays à l'avoir fait pour l'instant.
©AFP
Syrie: double attaque à la voiture piégée à Alep. Durée: 00:38
L'UE de son côté va renforcer fin février ses sanctions contre Damas: embargo sur les exportations syriennes de phosphate, gel des avoirs de la banque centrale et interdiction du commerce des diamants et métaux précieux, selon des diplomates.
A Doha, des centaines de personnes ont participé à un rassemblement en soutien à la révolte syrienne à l'appel de l'Union internationale des oulémas (UIO), qui a récolté des fonds pour l'opposition, appelant à une intervention militaire arabe en Syrie.
A Genève, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a estimé que le Conseil de sécurité devait saisir la Cour pénale internationale (CPI), rappelant qu'une commission d'enquête des Nations unies avait conclu que des crimes contre l'humanité ont eu lieu depuis mars 2011 en Syrie.
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Quelques exemples
Syrie: premiers attentats à la voiture piégée à Alep, 72 morts dans le pays
10/02 | 21h53 GMT

©Sana/AFP
Deux attentats à la voiture piégée ont secoué vendredi Alep, la deuxième ville de Syrie, au moment où les chars de l'armée pénétraient dans la région rebelle de Homs dévastée par une semaine de bombardements intensifs, des violences qui ont fait 72 morts dans tout le pays.

©Sana/AFP
Photo de l'agence officielle Sana montrant le lieu de l'explosion d'une voiture piégée à Alep, le 10 février 2012
DAMAS (AFP) - Deux attentats à la voiture piégée ont secoué vendredi Alep, la deuxième ville de Syrie, au moment où les chars de l'armée pénétraient dans la région rebelle de Homs dévastée par une semaine de bombardements intensifs, des violences qui ont fait 72 morts dans tout le pays.
Selon les autorités, les attentats d'Alep (nord) ont fait 28 morts et 235 blessés.
Et selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 44 autres personnes ont été tuées dans la journée: 28 civils sous les tirs des forces de sécurité, essentiellement à Homs (centre) et à Alep, ainsi que neuf soldats de l'armée régulière et sept déserteurs dans des affrontements à travers le pays.

©AFP
Carte du centre de Homs, toujours sous les bombardements gouvernementaux, et de la Syrie en proie aux violences
Les attentats d'Alep sont survenus au moment où des protestataires se rassemblaient dans plusieurs villes syriennes pour dénoncer le veto russe il y a près d'une semaine à une résolution de l'ONU condamnant la répression qui a fait selon les militants plus de 6.000 morts en près de 11 mois.
Des manifestations ont eu lieu à Hama (centre), Idleb (nord-ouest), Damas et même dans certains quartiers de Homs, a déclaré à l'AFP le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, basé au Royaume-Uni.
Mais les défilés ont un peu baissé d'intensité "en raison du déploiement en masse" des troupes et des forces de sécurité pour empêcher les manifestations, a-t-il souligné.
Occidentaux
et
Russes
sont engagés dans un bras de fer sur la Syrie, les premiers dénonçant les "massacres" du régime et les seconds persistant à soutenir Damas.

©Sana/AFP
Photo de l'agence officielle Sana montrant un bâtiment détruit par un attentat à Alep, le 10 février 2012
A Alep, poumon économique du pays relativement épargnée par la contestation, deux attentats à la voiture piégée ont visé le siège des renseignements militaires et le QG des forces de l'ordre.
La télévision officielle a montré le cratère et les dégâts provoqués par l'explosion ainsi que des secouristes récupérant des restes humains sous les décombres. "C'est ça la liberté qu'ils revendiquent", criait l'un d'eux en brandissant un bras en lambeaux, en référence aux opposants.
Le pouvoir syrien a imputé ces deux attentats, les premiers du genre à frapper Alep, à des "gangs terroristes" qu'il accuse d'être derrière les violences depuis le début mi-mars 2011 de la révolte populaire contre le régime du président Bachar al-Assad.
Dans un courrier adressé à l'ONU et à la Ligue arabe, le ministère syrien des Affaires étrangères a également accusé "des pays arabes et occidentaux", sans les nommer, d'avoir soutenu les auteurs du double attentat.

©YouTube/AFP
Image tirée le 10 février 2012 d'une vidéo YouTube, non vérifiée de source indépendante, montrant des chars à l'assaut de la ville de Homs, en Syrie
Mais l'opposition a pointé le régime du doigt: "Le régime criminel tue nos enfants à Homs et mène des attaques à Alep pour détourner l'attention de ce qu'il fait à Homs", a insisté le colonel Maher Nouaïmi, porte-parole de l'Armée syrienne libre (ASL), qui rassemble des milliers de soldats déserteurs).
En décembre et en janvier, des attentats suicide avaient touché Damas, faisant quelque 70 morts. Là aussi, le régime et l'opposition s'étaient mutuellement accusés.
A Homs, surnommée la "capitale de la révolution", des chars ont pris d'assaut le quartier Inchaat, que les soldats ratissaient maison par maison. Le bilan de vendredi s'élève encore à 11 tués, ainsi que cinq blessés des jours précédents ayant succombé, selon l'OSDH.

©AFP / Faisal al-Tamimi
Manifestation à Doha le 8 février 2012, contre la répression du régime de Bachar al-Assad en Syrie
Selon les militants, plus de 450 personnes ont péri à Homs depuis le début de l'offensive le 4 février.
S'exprimant sur Radio Vatican, le nonce (ambassadeur du Saint-Siège) en Syrie, Mgr Mario Zenari, a estimé que les chrétiens, qui représentent 7,5% des 20 millions de Syriens, pourraient jouer un rôle de "pont" entre les protagonistes du conflit, car ils ont jusqu'à présent été "respectés".
Selon des sources diplomatiques, les pays de la Ligue arabe qui se retrouvent dimanche au Caire pourraient prendre des décisions importantes sur la Syrie, avec la création d'un groupe des "Amis de la Syrie" et la désignation d'un envoyé spécial dans le pays.
Des membres du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, ont aussi assuré que certains pays du Golfe étaient prêts à reconnaître le CNS comme autorité légitime en Syrie. La Libye est le seul pays à l'avoir fait pour l'instant.
©AFP
Syrie: double attaque à la voiture piégée à Alep. Durée: 00:38
L'UE de son côté va renforcer fin février ses sanctions contre Damas: embargo sur les exportations syriennes de phosphate, gel des avoirs de la banque centrale et interdiction du commerce des diamants et métaux précieux, selon des diplomates.
A Doha, des centaines de personnes ont participé à un rassemblement en soutien à la révolte syrienne à l'appel de l'Union internationale des oulémas (UIO), qui a récolté des fonds pour l'opposition, appelant à une intervention militaire arabe en Syrie.
A Genève, le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a estimé que le Conseil de sécurité devait saisir la Cour pénale internationale (CPI), rappelant qu'une commission d'enquête des Nations unies avait conclu que des crimes contre l'humanité ont eu lieu depuis mars 2011 en Syrie.

Monde
Syrie: premiers attentats à la voiture piégée à Alep, 72 morts dans ...Le froid ne faiblit pas, deux nouvelles victimes dans l'Hérault
10/02 | 18h45 GMT

©AFP / Eric Feferberg
La vague de froid qui touche la France n'a pas faibli vendredi et a fait deux nouvelles victimes dans l'Hérault, portant à 14 le nombre de personnes mortes en lien avec les basses températures depuis onze jours.

©AFP / Eric Feferberg
Policiers de la BAPSA en maraude à la rencontre des personnes sans domicile le 9 février 2012 à Paris
STRASBOURG (AFP) - La vague de
Les deux nouvelles victimes sont un couple de sexagénaires retrouvé mort sur les bords de l’étang de Thau. Les deux personnes se promenaient apparemment en bateau quand l'homme est tombé à l'eau. Sa femme a plongé pour le sauver, elle est parvenue à le ramener sur la berge mais ils sont tous les deux morts d'hypothermie avant d'avoir pu prévenir les secours.
Par ailleurs deux
sans-abri
ont été retrouvés morts à Paris depuis le début de l'épisode de froid glacial, a indiqué vendredi la mairie de Paris. L'un, âgé de 60 ans, a été retrouvé en hypothermie et le second, âgé de 45 ans, a été retrouvé mort dans un "état d'alcoolémie" qui l'a rendu vulnérable au froid.
Dans le Pas-de-Calais, trois personnes sont mortes des conséquences d'hypothermie jeudi, selon La Voix du Nord, dont une femme de 90 ans et un homme de 59 ans à leurs domiciles. Dans l'Ain, une nonagénaire en situation d'hypothermie est morte jeudi après une chute près de sa maison.

©AFP
55 départements sont toujours en alerte orange "grand froid" jeudi à 16h00
Les autorités ont souligné que le froid n'était pas la seule cause des décès dans ces différents cas. Il n'existe pas de comptabilité officielle en temps réel des décès liés au froid.
Vendredi soir 55 départements étaient toujours placés en vigilance orange. Météo France a maintenu la vigilance orange "grand froid" sur 52 départements et la vigilance orange "neige" sur trois autres (Bouches-du-Rhône, Var, Haute-Corse).
Une perturbation a en effet gagné le sud de la Provence, provoquant localement des averses. On attend de 5 à 10 cm de neige, localement 15 cm de l'est des Bouches-du-Rhône à l'ouest du Var et sur le Haut Var.
A Marseille, de la neige est tombée dans l'après-midi, provoquant des perturbations sur les routes, notamment sur l'A55 qui a été fermée durant quelques heures.

©AFP / Eric Feferberg
Une personne sans domicile dehors par - 7 degrés dans la nuit du 9 au 10 février 2012 à Paris
Météo France a annoncé pour la nuit une nouvelle chutes des températures avec des minimales sous abri entre -8 et -15 degrés, et des températures ressenties encore plus basses sous l'effet du vent. Il n'y aura pas de dégel samedi et aucune évolution n'est à attendre pour dimanche, préviennent les prévisionnistes.
Des cas de gel des canalisations dans les logements, provoquant des coupures d'eau, sont signalés un peu partout en France.
Si les transports scolaires ont repris progressivement dans l'Ouest, ils restaient perturbés. En Dordogne, dans les Deux-Sèvres et la Vienne, ils étaient toujours interdits vendredi et suspendus jusqu'à dimanche en Lot-et-Garonne.
animationSet
©AFP
Comment se protéger du froid
Ils restaient suspendus, au moins partiellement, dans la plupart des départements de Midi-Pyrénées.
En région Limousin, la SNCF a supprimé des trains.
Le niveau 3 du plan grand froid a été activé vendredi en Ille-et-Vilaine et dans les Hautes-Pyrénées. Le seuil d'alerte aux particules fines PM10 (suffisamment fines pour rentrer dans les poumons) a été dépassé dans plusieurs villes.
Comme le week-end dernier, des menaces pèsent aussi sur les compétitions sportives. Le match de Ligue 1 entre Evian-Thonon et Marseille, prévu samedi, a notamment été reporté, comme six rencontres de la 23e journée de Ligue 2.
©AFP
La neige a fini par gagner la région de Marseille. Durée: 00:44
La persistance des faibles températures, qui conduit les Français à pousser leurs chauffages au maximum, se traduit par de fortes consommations d'électricité et de gaz.
Mais avec une consommation électrique à 95.775 mégawatts vendredi soir lors du traditionnel pic de 19H00, le record établi mercredi soir (101.700 mégawatts) n'a pas été battu, selon RTE, filiale d'EDF qui gère le réseau national de lignes à haute tension.

France
Le froid ne faiblit pas, deux nouvelles victimes dans ...Le site internet de la CIA en panne, Anonymous revendique une attaque
10/02 | 21h03 GMT

©AFP/Archives / Don Emmert
Le site internet de l'agence américaine du renseignement, la CIA, était en panne vendredi, alors que le groupe de pirates informatiques militants Anonymous affirmait l'avoir attaqué.

©AFP/Archives / Don Emmert
Un Anonymous d'Occupy Wall Street à New York, le 5 novembre 2011
WASHINGTON (AFP) - Le site internet de l'agence américaine du renseignement, la CIA, était en panne vendredi, alors que le groupe de pirates informatiques militants Anonymous affirmait l'avoir attaqué.
"CIA Tango down", a annoncé un membre d'Anonymous sur le compte Twitter @YourAnonNews, régulièrement utilisé par le groupe. "Tango Down", dans le jargon militaire des forces spéciales, signifie qu'un ennemi a été abattu. Aucune explication supplémentaire n'a été fournie par Anonymous.
Il était impossible de se connecter au site cia.gov vendredi après-midi.
Un porte-parole de la CIA n'avait pas de commentaire à fournir dans l'immédiat.
Le mois dernier Anonymous avait brièvement désactivé les sites du ministère américain de la Justice et de la police fédérale (FBI), en représailles après la fermeture du site d'hébergement de fichiers MegaUpload accusé de piratage massif.
La plupart des actions d'Anonymous sont des attaques par déni de service qui consistent à saturer des sites de demandes simultanées.

High Tech
Le site internet de la CIA en panne, Anonymous revendique une ...Ciprelli: le mari de Jeannie Longo a effectué 15 achats d'EPO depuis 2007
10/02 | 19h59 GMT

©AFP/Archives / Jean-Pierre Clatot
Les gendarmes ont identifié 15 achats d'EPO effectués depuis 2007 par Patrice Ciprelli, pour environ 15.000 euros, accréditant la thèse d'un "dopage permanent", ce que conteste le mari et entraîneur de la cycliste Jeannie Longo.

©AFP/Archives / Jean-Pierre Clatot
La championne cycliste française Jeannie Longo (d) et son mari Patrice Ciprelli, le 27 octobre 2011 à Grenoble
GRENOBLE (AFP) - Les gendarmes ont identifié 15 achats d'EPO effectués depuis 2007 par Patrice Ciprelli, pour environ 15.000 euros, accréditant la thèse d'un "dopage permanent", ce que conteste le mari et entraîneur de la cycliste Jeannie Longo.
Les investigations menées par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) pendant la garde à vue de M. Ciprelli ont été fructueuses, a révélé à l'AFP une source proche de l'enquête.
Jusqu'alors, ils ne possédaient que deux factures d'achats EPO passés par M. Ciprelli en mai et juin 2011 pour des montants de moins de 500 euros chacun.
Mais en allant le chercher dans son appartement de l'Alpe d'Huez (Isère) mercredi matin, ils ont fait "bingo", selon la même source.
Ils ont en effet mis la main sur un document, que l'entraîneur transportait dans son sac, et sur lequel était inscrit un mot de passe. Grâce à ce mot de passe, les gendarmes ont pu accéder au compte internet qu'utilisait le mari de Jeannie Longo pour passer ses commandes d'EPO, et ont ainsi répertorié ses anciens achats, au nombre de quinze.
Ces achats étaient notamment passés à une pharmacie turque par le biais de sociétés basées à l'Ile Maurice, selon la même source.
"Depuis 2007, c'est un dopage permanent", a indiqué à l'AFP cette source proche de l'enquête.
"Patrice Ciprelli s'inscit catégoriquement en faux contre cette allégation des enquêteurs et considère que cette information est fallacieuse", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Pierre Albert.
"Les enquêteurs cumulent les +command cancelled+, c'est-à-dire les commandes qui n'ont pas abouties. C'est soit de la malhonnêteté, soit de l'incompétence. On est scandalisé!", a ajouté Me Albert.
Il a assuré que M. Ciprelli avait passé entre trois et cinq commandes d'EPO "au maximum" pour un montant compris "entre 1.500 et 2.500 euros".
M. Ciprelli, qui a nié dans un premier temps tout achat d'EPO, a reconnu jeudi en avoir acheté, mais "pour son usage personnel".
"Il a fait l'objet d'accidents de vélo répétés ces dernières années" et l'EPO est "un reconstituant musculaire", avait indiqué Me Albert à l'AFP.
"Pas très crédible, c'est un peu n'importe quoi", a estimé vendredi le conseiller scientifique de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Michel Rieu.
"L'EPO n'a aucun effet de cicatrisation documenté. Et il y a des produits beaucoup plus évidents quand on veut reconstituer des muscles, à commencer par les anabolisants", a-t-il expliqué à l'AFP.
En garde à vue depuis mercredi matin, M. Ciprelli a été libéré vendredi sous contrôle judiciaire. Il a interdiction d'exercer ses fonctions d'entraîneur sportif et de rencontrer certaines personnes, dont son ami Michel Lucatelli, directeur de l'équipe de France de ski-cross, chez qui il se faisait livrer ses colis d'EPO.
Le mari de Jeannie Longo devra aussi demander une autorisation s'il envisage de sortir de France.
Un peu plus tôt dans la journée, Me Albert avait affirmé qu'en trois ans, son client avait "acheté pour 1.500 euros d'EPO". "Ce n'est pas comme ça qu'on dope un pur-sang ou un sportif de haut niveau", avait-il avancé.
M. Ciprelli encourt une peine de 10 ans de prison et 75.000 euros d'amende pour les trois infractions pour lesquelles il est mis en examen, a précisé le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, vendredi à l'AFP.

Sport
Ciprelli: le mari de Jeannie Longo a effectué 15 achats d'EPO depuis ...Angelina Jolie à Berlin: la caméra comme arme de guerre
10/02 | 19h02 GMT

©AFP/Archives / Frederic J. Brown
Passée derrière la caméra "par hasard" pour raconter la guerre en Bosnie dans une fiction projetée à Berlin, Angelina Jolie se rend régulièrement sur le terrain de conflits: l'Afghanistan pourrait être son prochain sujet.

©AFP/Archives / Frederic J. Brown
Angelina Jolie, le 15 janvier 2012 sur le tapis rouge de la 69e édition des Golden Globe, en Californie
BERLIN (AFP) - Passée derrière la caméra "par hasard" pour raconter la guerre en Bosnie dans une fiction projetée à Berlin, Angelina Jolie se rend régulièrement sur le terrain de conflits: l'Afghanistan pourrait être son prochain sujet.
L'actrice américaine, descendue en famille --avec Brad Pitt et leurs six enfants-- pour présenter samedi "Au Pays du Sang et du miel" à la Berlinale, en marge de la compétition, a reçu vendredi quelques journalistes dont une de l'AFP.
"Je n'ai pas choisi de devenir réalisatrice et je n'ai jamais voulu écrire. J'aurais pu trouver quelqu'un de techniquement plus capable que moi, mais je savais moi à quel point je tenais à l'histoire. Et j'y tenais vraiment, vraiment beaucoup."
En choisissant pour sa première mise en scène un conte de guerre, un amour complexe au coeur de la Bosnie entre une Musulmane et un combattant serbe, elle se fait un devoir de rappeler que dans les années 90, un conflit atroce et cruel, accompagné de viols systématiques et méthodiques contre les Bosniaques, sévissait au coeur de l'Europe - et que le monde regardait ailleurs.
"Je me suis rendue dans la région mais je n'arrivais pas vraiment à comprendre, alors que c'est à ma génération que c'est arrivé. Aussi j'ai décidé de m'instruire et, plus j'avançais dans mes recherches et mes lectures et plus j'étais en colère et je me sentais contrainte de raconter cette histoire."
A 36 ans, la star oscarisée (Une Vie Volée) est, derrière la façade glamour de son couple, d'abord une femme engagée qui parcourt les terres de conflits depuis plus de dix ans, notamment avec le Haut Commissariat de l'Onu aux réfugiés dont elle est une ambassadrice de bonne volonté ainsi qu'au sein de la Fondation Jolie-Pitt en faveur des populations les plus vulnérables.
Sur le tournage de son film, elle sentait une énorme pression même si elle a "adoré" se retrouver en chef d'orchestre --"Brad dit que c'est parce que je suis la mère de six enfants, on a l'habitude!"-- mais certains moments se sont avérés particulièrement pénibles, d'autant que ses acteurs ont tous été recrutés localement, pour un tournage en serbo-croate (systématiquement doublé d'une prise en anglais).
"C'était dur pour tout le monde mais surtout pour les acteurs, qui en tant qu'hommes devaient jouer les agresseurs alors que ce sont des pères, des maris adorables. Mais ils savaient qu'ils devaient le faire, au nom des femmes, pour montrer la brutalité dont elles eurent à souffrir."
Toujours dans cet esprit de témoignage, elle a choisi le Musée de l'Holocauste, à Washington, pour la "première" américaine du film.
"C'était une façon d'attirer l'attention sur cet aspect des génocides (les viols) et pour rappeler que les thèmes du film sont universels. Il me paraît important d'étudier l'histoire des génocides, car ça ne s'est pas produit dans un seul pays à un moment de l'histoire; ça se reproduit régulièrement."
Angelina Jolie indique qu'elle s'est rendue récemment à Auschwitz: "J'y ai vu tellement de noms serbes sur les murs, parce qu'ils ont combattu les nazis... et plus tard, ils se sont retrouvés être les agresseurs".
"Quand on comprendra vraiment (comment se déroulent) les génocides, on saura aussi comment les arrêter."
D'ici là, elle espère que son film touchera le plus large public possible: "Je voudrais que les gens le voient et se disent, ç'aurait pu être moi, ce pourrait être ici". Elle regrette déjà qu'en Serbie il soit attaqué "par des gens qui ne l'ont même pas vus".
Elle n'est pas sûre, encore, de revenir un jour derrière la caméra: il lui faudrait trouver une histoire aussi forte à raconter. Une piste cependant: "J'ai commencé à travailler sur quelque chose autour de l'Afghanistan. Je ne l'ai encore montré à personne, mais c'est là-dessus que j'ai envie d'écrire".



